Un procès en Savoie

Un psychanalyste,  accusé d’abus de l’état de faiblesse et de l’état d’ignorance devant le Tribunal Correctionnel d’Albertville a été condamné à 5 ans de prison dont 1 an avec sursis.

Initialement prévu du 21 au 23 octobre 2015, le procès a eu lieu du 16 au 18 décembre 2015.
Les victimes étaient très nombreuses, sur plusieurs départements.
Afin d’accompagner dix-sept victimes, l’UNADFI s’était constituée partie civile.

Ce psychanalyste créait chez ses « patients » une situation de dépendance, d’enfermement, d’emprise psychologique, d’isolement de leur famille, qui était écartée et stigmatisée.
Il induisait de faux souvenirs d’inceste chez ses victimes, provoquant des dommages dans
les familles concernées par ces allégations.
Il préconisait des relations sexuelles humiliantes, auxquelles il participait parfois.
Il maintenait de longues thérapies dans un intérêt économique et dispensait des formations,
également  longues et couteuses, dans le cadre d’une société.
Avec ses « patients » il utilisait des termes sans véritable signification thérapeutique.

On retrouve dans cette affaire des procédés de manipulation connus, et ce procès les a évoqués.

Cette personne a profité d’un vide juridique en ce qui concerne le titre de « psychanalyste », et auparavant, jusqu’à la loi dite ACCOYER, le titre de « psychothérapeute ».

Le procès vient au terme de plusieurs années d’instruction. L’ADFI des Deux-Savoie Isère avait reçu dès 1996 des familles qui se voyaient accusées par un proche, influencé par ce « thérapeute », puis à partir de 2002, des victimes directes elles-mêmes. L’ADFI et une autre association ont effectué des signalements auprès d’Autorités. Les premières plaintes en justice remontent à 2004.

 

 

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